Saviez-vous que pour de nombreuses personnes, la représentations mentales associées aux protéines s’organisent essentiellement autour du concept de chair, de corps et de muscle ?

L’INRAE rapporte que ce sujet soumis à 40 mères de familles responsables des achats alimentaires de leur foyer, avait eu pour réponse celui du registre animal : viande, œuf et poisson ; les légumes secs ayant été cités une seule fois.

Venez découvrir les travaux de Sandrine Monnery-Patris, chercheuse en psychologie cognitive au Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation à Dijon qui ont permis de faire apparaître un certain nombre de préjugés, par exemple "si la viande" était :

- une personne, ce serait un homme de 30 à 40 ans qui exerce un métier mobilisant la force (bucheron, boucher, etc.) et la lentille, ce serait une femme, plus jeune, qui exerce un métier dans le domaine du tourisme ou de l’esthétisme ;

- un animal de compagnie, ce serait un chien et la lentille serait un chat.

Cela permet de mieux comprendre combien un effet genré ainsi qu’une représentation très différente entre protéines animales et végétales peuvent freiner la substitution de viande par des légumes secs ou des céréales.

Parmi les préjugés les plus répandus que :

- le temps de préparation des légumes secs serait un frein à leur consommation en raison d’un supposé trop long temps de cuisson alors même qu’aujourd’hui il existe de nombreux plats à base de légumineuses sans temps de préparation supplémentaire ;

- les légumes secs seraient considérés comme des aliments pour végétariens, végétaliens ou végans…

Vous pouvez consulter et partager dès maintenant "Plus de protéines végétales dans l’assiette, pourquoi est-ce si difficile pour le consommateur ?" pour découvrir les bénéfices et les limites d’une diminution de la consommation de viande et mieux en comprendre les enjeux.