Communiqué de presse - 5 avril 2021

Depuis deux ans, la pandémie de coronavirus a eu des retombées sociales et économiques inédites, en particulier pour l’éducation. C’est pourquoi investir dans l’efficience de nos dépenses éducatives doit être une priorité.

Aujourd’hui, l’agression de l’Ukraine conduit plus d’1,5 million d’enfants à fuir leur domicile et à être privés d’école. L’éducation est un droit fondamental, en préserver la qualité est une exigence partagée par tous et investir en éducation garantit le futur des nouvelles générations pour qu’il n’y ait pas de générations sacrifiées. Les États membres prennent alors leurs responsabilités, en scolarisant ces enfants fuyants la guerre.

Les pays ont beaucoup à apprendre les uns des autres pour faire des choix efficaces et ciblés en matière de dépenses éducatives. La conférence ministérielle du 15 février 2022 "Investir dans l’éducation" organisée par la Présidence française du Conseil de l’Union européenne a contribué à nourrir la réflexion sur les investissements de qualité. Cette rencontre a permis de mettre en avant les premiers résultats des travaux engagés par le groupe d’experts sur ce sujet créé par la Commission européenne.

Dans une déclaration commune, les ministres de 26 États membres indiquent intensifier leurs actions afin de renforcer l’efficacité, l’équité, la qualité et l’efficience des investissements en éducation.

L’objectif des États membres reste inchangé : permettre à chaque citoyen européen de réaliser son potentiel individuel et de contribuer activement à la construction d’une Europe économique et sociale plus forte. Ils se réjouissent du projet de la Commission européenne de créer un laboratoire d’apprentissage sur l’investissement en éducation associant chercheurs et États membres en vue de construire et d’expérimenter des méthodes d’évaluation de leurs politiques éducatives.

Le ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, Jean-Michel BLANQUER et le ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, Bruno LE MAIRE, invitent les prochaines présidences du Conseil de l’Union européenne à poursuivre, aux côtés de la Commission, un dialogue conjoint entre les ministres de l’éducation et des finances, en s’appuyant sur les initiatives antérieures des présidences finlandaise, slovène et française.