L’ANSES rapporte qu’en raison des conditions météorologiques du mois de juillet et d’août les cueillettes des champignons sont particulièrement précoces.

Saviez-vous que de nombreuses intoxications ont déjà été observées cette année ?

Depuis le 1er juillet, 330 cas d’intoxication ont déjà été rapportés aux centres antipoison, dont trois de forte gravité pouvant menacer le pronostic vital, et trois décès sont d’ores et déjà répertoriés ; les intoxications peuvent prendre la forme :

- de troubles digestifs sévères,
- de complications rénales,
- d’atteinte du foie pouvant nécessiter une greffe,
- de troubles pouvant être mortels.

Ainsi la majorité des intoxications était liée :

- à des champignons cueillis mais dans 4,5% des cas, ils avaient été achetés sur un marché ou dans un commerce ;
- des personnes qui s’étaient le plus souvent intoxiquées au cours d’un repas, 3 % des cas faisaient suite à l’ingestion, par un enfant ou un adulte présentant des troubles cognitifs comme la maladie d’Alzheimer ou une déficience intellectuelle, d’un morceau de champignon non comestible trouvé dans le jardin ou la cour de l’école ;
- dans quelques cas, la confusion avec une espèce comestible était liée à l’utilisation d’une application digitale de reconnaissance de champignons.

Alors que vous vous trouviez être connaisseur-euse ou cueilleur-se occasionnel-le, l’Anses, les centres antipoison et la Direction générale de la santé recommandent de :

- ramasser uniquement les champignons que vous connaissez parfaitement, certains champignons hautement toxiques ressemblent beaucoup aux espèces comestibles, de même que des champignons vénéneux peuvent également pousser à l’endroit où vous avez cueilli des champignons comestibles une autre année ;
- au moindre doute sur l’état ou l’identification d’un des champignons récoltés, ne pas consommer la récolte avant de l’avoir faite contrôler par un spécialiste en la matière, les pharmaciens ou les associations et sociétés de mycologie de votre région peuvent vous aider ;
- cueillir uniquement les spécimens en bon état et prélever la totalité du champignon, le pied et le chapeau, afin d’en permettre l’identification ;
- ne pas cueillir les champignons près de sites potentiellement pollués, bords de routes, aires industrielles, décharges ;
- bien séparer par espèce les champignons récoltés, pour éviter le mélange de morceaux de champignons vénéneux avec des champignons comestibles ;
- déposer les champignons dans une caisse, un carton ou un panier, mais jamais dans un sac plastique, qui accélère le pourrissement ;
- conserver les champignons au réfrigérateur (maximum 4°C) en évitant tout contact avec d’autres aliments et les consommer dans les deux jours après la cueillette ;
- consommer les champignons en quantité raisonnable après une cuisson suffisante (20 à 30 minutes à la poêle ou 15 minutes à l’eau bouillante) et ne jamais consommer des champignons sauvages crus ;
- ne jamais donner à manger les champignons que vous avez cueillis à de jeunes enfants ;
- veiller à ce que les enfants ne portent pas à leur bouche un champignon trouvé dans le jardin ou la cour de l’école ;
- ne pas consommer de champignon identifié au seul moyen d’une application de reconnaissance de champignons sur smartphone, en raison du risque élevé d’erreur ;
- ne pas consommer de champignons commercialisés « à la sauvette »  ;

A savoir, le délai d’apparition des symptômes est variable, le plus souvent de quelques heures après la consommation, mais il peut être plus long et dépasser 12 heures, l’état de la personne intoxiquée peut s’aggraver rapidement ;

A noter, en cas :

- de détresse vitale, perte de connaissance, détresse respiratoire... Composer le 15, le 112 ou le 114 - SMS pour les personnes sourdes et malentendantes.

- d’apparition de symptômes suite à une consommation de champignons - diarrhées, vomissements, nausées, tremblements, vertiges, troubles de la vue, etc., appelez immédiatement un centre antipoison en mentionnant cette consommation.

En savoir davantage, connaître les numéros des centres antipoison...