Améliorer la santé des jeunes et favoriser l’accès à la prévention et aux soins - Extrait du Plan Priorité Jeunesse -Tome 1 - 2014



Le statut social joue un rôle important dans les comportements de santé des jeunes. On constate que les jeunes qui subissent une situation sociale, éducative ou familiale défavorable présentent des niveaux de pratiques addictives, de sédentarité et de surpoids nettement plus élevés.


Les jeunes constituent une population particulièrement touchée par les conduites à risques et un public difficile à atteindre par les messages de prévention. Ces difficultés sont renforcées pour celles et ceux qui cumulent des difficultés financières, éducatives, d’accès à l’emploi et de lien social.


L’enjeu du chantier 3 est de permettre à tous les jeunes, quel que soit leur parcours ou conditions de vie, d’accéder à la prévention et aux soins. Il s’agit de :


Perspectives 2014

Les orientations en matière de santé des jeunes seront précisées dans le cadre de la stratégie nationale de santé, lors de la synthèse nationale des 26 forums régionaux et quelques 200 débats organisés par les agences régionales de santé.


Ces orientations se déclineront notamment dans la loi de santé qui sera présentée en 2014. La loi traitera du renforcement des stratégies de prévention à l’attention des jeunes, notamment face au tabac, à l’alcool et aux autres addictions.


Pour les écoliers et lycéens, la loi de santé 2014 s’articulera avec la loi de refondation de l’école afin de renforcer la prévention, la promotion et l’éducation à la santé des jeunes dans le cadres scolaire.


Concernant la simplification de l’accès à la CMU-c, l’arrêté fixant la liste des aides qui permettent de caractériser une situation d’isolement intègrera les 1 000 allocations prévues d’aides à l’autonomie, également financées dans le cadre du Fonds national d’aide d’urgence.


Par ailleurs, il convient d’améliorer l’articulation de cette mesure avec les autres types d’aides délivrées aux étudiants qui ne sont pas rattachés au CROUS (par exemple, les étudiants inscrits dans les Instituts de Formation aux Soins Infirmiers ou dans les établissements relevant de l’enseignement agricole). La question de l’amélioration et de la simplification d’accès à ces dispositifs doit être posée, en lien avec les CROUS. 


Enfin, dans une logique globale d’accès aux soins, la question de l’accès à la santé des jeunes qui ne sont pas étudiants mais sont en situation de précarité sera traitée dans le cadre de la politique générale menée en faveur de la réalisation de l’engagement présidentiel d’une généralisation d’une couverture complémentaire santé de qualité pour tous.