Les universités peuvent désormais bâtir un projet d’établissement, faire des choix stratégiques, mener une véritable politique de recrutement, gérer un budget global, assurer une nouvelle mission d’insertion professionnelle des étudiants... Le passage à l’autonomie est un véritable tournant et représente un transfert sans précédent : leur budget double et leurs compétences sont considérablement élargies.

La France compte 73 universités autonomes, soit 90 % de l’ensemble des universités !

Des effets concrets

L’orientation et l’insertion pour lutter contre l’échec à l’université. Grâce au processus d’orientation active, tout titulaire du baccalauréat est libre de s’inscrire dans l’établissement de son choix en accomplissant une préinscription. Cette démarche vous permet de bénéficier du dispositif d’information et d’orientation de l’université, qui doit être établi en concertation avec les lycées. Il est en effet fondamental que vous choisissiez votre formation après avoir été informé sur les débouchés professionnels de celle-ci et sur les connaissances que vous devrez maîtriser pour réussir.
La réforme a créé un bureau de l’insertion professionnelle dans chaque université, chargé de diffuser les offres de stages et d’emplois liées aux formations proposées par l’établissement, et d’assister les étudiants dans la recherche d’un premier emploi. Il s’agit, là encore, de mieux accompagner les étudiants pour qu’ils réussissent leur entrée dans la vie professionnelle. La loi prévoit que le bureau présente un rapport annuel de son activité devant le conseil des études et de la vie universitaire.

Une plus forte implication dans la vie universitaire

Les étudiants disposeront de 3 à 5 sièges au sein du conseil d’administration, lieu de prise de décisions stratégiques de l’université. Ainsi, les étudiants font partie des représentants élus de la communauté universitaire et élisent le président de l’université. Quelle que soit la configuration retenue par l’université pour la composition de son conseil d’administration, le poids des étudiants dans le choix du président est désormais plus important.
Un vice-président étudiant, chargé des questions de vie étudiante, notamment en lien avec le CROUS, est élu dans chaque université au sein du conseil des études et de la vie universitaire.

La possibilité de recruter des étudiants

La loi offre désormais aux universités la possibilité de recruter des étudiants pour des activités de tutorat et de service en bibliothèque. L’objectif est de permettre l’amélioration des conditions de vie des étudiants les plus démunis et les plus méritants par des activités qui s’inscrivent dans le projet pédagogique de l’université et de l’étudiant.

Les doctorants mieux représentés

La réforme augmente la représentation des doctorants (inscrits en formation initiale ou continue) au sein du conseil scientifique, qui est consulté sur les orientations de la politique de recherche et assure désormais la liaison entre l’enseignement et la recherche dans tous les cycles universitaires.
Les enseignants-chercheurs contractuels sont assimilés aux enseignants-chercheurs ; ils peuvent ainsi participer aux différents conseils et instances de l’établissement.

Des fondations pour intensifier les relations entre l’université et ses partenaires

La réforme a largement étendu la possibilité de créer des fondations, permettant de développer les liens entre l’université et ses partenaires. Ainsi, celle-ci pourra mobiliser des ressources supplémentaires et disposer de marges de manœuvre complémentaires pour mener de nouvelles actions au bénéfice des étudiants : création de bourses de mobilité internationale, mise en place d’actions culturelles, etc.

CE QUI NE CHANGE PAS

Pour en savoir plus, rendez-vous sur
www.enseignementsup-recherche.gouv.fr